• Le soir nous dînons chez « squatt » qui a cuisiné un chou farci : une excellente façon de se consoler car j’aurais bien voulu que les médicaments arrivent à bon port. Nous y retrouvons des voisins et la discussion porte à 80% sur le jardinage. Comme me l’écrit « niece » lors de l’échange : « Où est mon oncle? » avant d’ajouter : « J’aime aussi le version jardinière de mon oncle ».

  • Il y a 3 semaines j’ai envoyé des médicaments à la « nounette » et comme les douanes japonaises sont sourcilleuses j »ai dissimulé les produits dans une enveloppe et la veille ma fille m’a indiqué qu’elle recevrait aujourd’hui un paquet. Las! il s’agit d’une facture d’électricité. Puis en me remettant sur le site de suivi de l’envoi, j’apprends qu’il m’est retourné. srogneugneu.

    Cependant ce n’est pas grand chose à côté de la vraie nouvelle

  • Je suis donc relativement tôt dans ce quartier : l’automne a vraiment du retard avec un soleil franc mais pas trop chaud. Je commence par une virée dans une librairie de comics dans laquelle je m’offre des Batman toujours aussi virtuoses.

    Auparavant, encore plus tôt j’ai rendez-vous avec le chirurgien qui m’a opéré. Malheureusement je n’ai pas effectué les examens ad hoc ce qui l’empêche de figer son appréciation – cependant en apparence tout va bien. Je ne suis pas fier de moi.

    Sortant de la librairie je me promène de façon à noter les transformations du quartier et je rencontre quelques anciennes relations.

    Un peu avant midi je rentre dans une des brasseries de la place pour attendre « petite sœur » avec qui je déjeune. Deux jours auparavant je l’ai invitée avec « &quilibre » mais ce dernier est dans le Jura et ainsi je retrouve mon amie. Bien entendu elle arrive un peu avant l’heure ( chez mes amis et moi être à l’heure c’est être en retard!) et elle est toute heureuse de profiter du soleil et des températures clémentes. Et ainsi nous passons un bon moment qui rappelle un peu ce que nous vivions il y a quelques années lorsque nous étions un peu au fond du trou et depuis nous avons eu la chance d’être heureux dans nos amours.

    En la raccompagnant à son vélib’ je rencontre « maths=?musique » et pour une surprise c’en est une.

    Une marche le long des quais de Seine et un appel de « AbFab » puis je rentre en écoutant ma liste d’écoute dans la voiture : bon anniversaire. D’autant que je suis bien accueilli.

  • Si vous ne le savez pas, oublié/passé sous le radar : la nouvelle année pour moi, c’est le jour de mon anniversaire. Comprenez : le 01 01 a peu de signification me concernant. C’est aussi le jour, avant de rencontrer « AbFab » je disparaissais, disons que c’est un jour que je m’octroyais, et que je m’octroye toujours. Et aujourd’hui je me promène dans mon dernier quartier de célibataire : le boulevard Saint-Germain à hauteur de la Place Maubert et 60 mètres environ de mon appartement d’alors. Tout dans ce périmètre où que m’amènent mes souvenirs a un côté inoubliable.

  • Un sentiment me traverse : pendant que les lycéens se déplacent pour une manifestation je ne suis pas à Paris en fait c’est de ne pas être à Paris, de non pas visualiser la place de la République ou celle de la Bastille mais de savoir que ces endroits je les sens au plus profond de moi – mon rapport à Paris a un je ne sais quoi de viscéral.

    Shelter Island est le film que je regarde seul car difficilement supportable pour « AbFab ». J’aime tout dans ce film même si il est angoissant au possible.

  • Il fait sec. Ce n’est pas bon pour les cultures. Les paroissiens échangent sur le sujet car bien que nous vivons en Ile de France, la région est agricole.

  • Nous remontons vers mon quartier préféré de la capitale, le quartier de mon enfance : Montmartre, notez-le s’il vous plaît. Il est prévu de faire des emplettes pour recouvrir un fauteuil des années cinquante et après avoir vu, manipulé, comparé beaucoup de pièces nous réussissons à trouver l’oiseau rare.

    C’est un enchantement que de voir les marches du quartier comme on disait jadis. Le marché aux tissus me semble toujours actif et la Halle Saint-Pierre a bien évolué depuis mes explorations avec « plus cérébrale qu’elle veut bien le laisser croire ».

    Après cet épisode de magasinage nous faisons une pause chez notre glacier préféré, un libanais que je recommande pour sa glace à la leur de lait et ses amandes. Puis de nouveau déambulation dans le quartier de mon enfance et de ma vie de jeune homme – il faut dire que Montmartre est mon quartier préféré ( quoi, je me répète?) et « AbFab » m’offre mon cadeau d’anniversaire : un splendide polo du XV de France, vintage à souhait. Une pluie fine est annoncée et elle fait faux bond ce qui nous incite à redécouvrir ce quartier dit « touristique » mais qui a tant d’autres résonances pour moi, n’est-ce pas « maîtresse« ?.

    Nous sommes cassés : il est temps de regagner notre campagne qui me cause beaucoup de plaisir dans ce repos. J’ai passé une belle fête d’anniversaire. Avec un peu d’avance.

  • Bon d’accord : je prends un peu d’avance. Cependant cette année le déplacement est à Paris qui devient de la sorte un peu exotique à présent que j’habite à 40 minutes des frontières du 16e. (Vous suivez?) Le matin « AbFab » est allé à un cours de catéchuménat où elle n’a pas appris grand chose. Un cours déjeuner et nous voici partis pour Montmartre – le quartier de mon enfance et, comment le nier?, mon quartier préféré dans ma ville chérie.

    Nous commençons par une visite au Musée de la Vie Romantique, une charmante petite demeure qui a accueilli à une époque le gratin des artistes romantiques. Je ne peux pas affirmer que le romantisme soit ma période artistique préférée dans la vie artistique française et ainsi je me force toujours un petit peu d’autant que ce musée semble plutôt orienté vers le propriétaire de la dite demeure : le peintre Ary Scheffer et ainsi le musée devrait être rebaptisé à son nom ( à mon entendement), mais bon.

    Néanmoins les témoignages des autres artistes de la période sont plus qu’intéressants comme ici la salle à manger de George Sand dans son domaine de Nohant.

    D’autres peintures attirent l’attention ( et elles sont nombreuses) ainsi qu’un parcours muséal maîtrisé. Nous sommes enchantés. Où aller à présent? La suite dans la prochaine note, bien entendu.

  • L’apéro du vendredi soir est détendu. ( De toute façon si ‘reine mère’ n’a pas le moral, elle décline l’invitation.) La flambée doit y contribuer, je pense. Après son départ nous regardons « Muganga – Celui qui soigne ». Dire que ce film est « dur » est un euphémisme, me semble-t-il. S’en tenir à la beauté de la photo ( et le critiquer pour cela) est incorrect, voire désobligeant. Reste que le sujet est sensible et que nous devons quelque part nous sentir sinon coupables, du moins concernés.

  • Certains diront que les deux peuvent se conjuguer – admettons. Néanmoins entre les bonbons et le poisson ( ex : le bar que j’ai cuisiné ce midi), combien délaisseront les bonbons? Ceux qui n’aiment pas le poisson? Vraiment? Je crois plutôt que le fait de se rendre utile rend la vie agréable. Donc ce matin j’ai aidé « reine mère » dans ses courses. Elle prend son temps – c’est un peu sa rare sortie.